GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026.
Le S&P/TSX porté par les financières
BALADO. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026.
Au Canada, l'indice S&P/TSX a enregistré un gain de 10% depuis le début de l’année.
«Même si les négociations commerciales avec les États-Unis continueront d'être un élément à surveiller, les perspectives pour la deuxième moitié de l'année sont plus encourageantes», estime Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD.
Elle souligne que le secteur des financières est demeuré le principal moteur du marché, soutenu par des résultats solides des banques canadiennes.
«Ce secteur représente à peu près le tiers du marché canadien et est en hausse de 20% depuis le début de l'année», dit-elle, ajoutant que les secteurs des ressources naturelles et des services à la collectivité ont aussi tiré leur épingle du jeu, tout comme certains titres individuels, comme le Canadien National et le Canadien Pacifique.
Les indices américains soulevés par l’intelligence artificielle
Julie Hurtubise souligne que les grands indices boursiers américains ont fait preuve de résilience dans un climat géopolitique sous tension. «Le S&P 500 est en hausse de 7,5%, le Nasdaq de 9,6% et le Dow Jones de 7,9% depuis le début de l’année au 24 juin», souligne-t-elle.
Elle attribue cette progression aux résultats financiers supérieurs aux attentes, à la poursuite des investissements en intelligence artificielle, à la vigueur de la consommation, à un marché de l'emploi solide et à la confiance accrue des investisseurs.
«Un point encourageant qui se dessine, c'est que le leadership du marché s'élargit. Alors qu'en 2025, la progression reposait principalement sur quelques géants technologiques, la hausse repose à présent sur un plus grand nombre d'entreprises qui profitent des investissements en intelligence artificielle», raconte-t-elle, citant les titres de Micron Technology (MU, 1213,56$US) et de Dell Technologies (DELL, 409,45$US).
Elle précise que cette participation plus large se reflète aussi dans les titres de petite capitalisation avec l’indice Russell 2000 qui est en progression de 20% depuis le début de l’année.
Encore le temps de miser sur l’or et le pétrole?
Pour les matières premières, Julie Hurtubise estime que les perspectives diffèrent selon les secteurs. «Du côté des métaux précieux, l'or a connu une progression exceptionnelle au cours des dernières années, mais depuis quelques mois, on a perdu un peu de son élan», dit-elle.
Elle soutient que l’évolution du précieux métal dépendra des décisions des banques centrales, des taux d'intérêt et de la force du dollar américain, ainsi que des tensions géopolitiques, ajoutant que les économistes de la TD prévoient un prix de l’once d’or à 4800$US d’ici la fin de l’année.
L’argent est un autre métal qui retiendra l’attention, puisqu’en plus de son statut de métal précieux, il bénéficie aussi d’une forte demande industrielle, notamment dans l'électrification, les technologies et les centres de données.
Du côté de l'énergie, on continue de voir un contexte favorable pour le Canada. «Aujourd'hui, il ne s'agit pas seulement d'acheter de l'énergie au meilleur prix, mais de s'assurer qu'elle provienne de partenaires fiables et diversifiés. Plusieurs pays cherchent maintenant à sécuriser leurs sources d'apprivoisement en pétrole et en gaz naturel avec deux ou trois sources fiables. Dans ce contexte, le Canada est bien positionné», dit-elle.
Vers un rebond du dollar canadien?
Du côté des devises, le dollar américain est à un sommet des 12 derniers mois.
Le dollar canadien se situe actuellement autour de 0,70$US. Plusieurs grandes institutions financières s'attendent à un raffermissement graduel du dollar canadien d'ici la fin 2026. «À la TD, nous pensons que le dollar canadien terminera l’année autour de 0,74$US. L'endettement croissant du gouvernement américain, les déficits budgétaires et certaines politiques économiques américaines pourraient exercer une pression à la baisse sur le dollar américain au cours des prochains mois», estime-t-elle.
Un dollar américain plus faible aurait aussi un effet positif sur la compétitivité des exportations des États-Unis, ce qui est souhaité par le gouvernement central.

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