En effet, pourquoi secouer son confort et choisir de se mettre à risque en zones de conflits?Pour Michèle Ouimet, ce n'était pas une vocation, encore moins une forme d'addiction à l'adrénaline. Il y a d'abord eu le Rwanda, l'école de l'horreur, puis, les missions se sont enchaînées : Pakistan, Égypte, Iran, Afghanistan. Pendant 30 ans, elle saute dans les avions et part à la guerre, convaincue d'avoir mis au point une technique pour « réduire sa part de risque ». La martingale n'est évidemment qu'illusion, mais permet de raisonner la peur. Sinon, est-il seulement possible de jouer avec la mort pour faire entendre la voix de ceux qui n'ont pas le choix de vivre avec la guerre? Le correspondant rentre éventuellement chez lui, les populations n'ont pas ce luxe. Aujourd'hui, la journaliste est définitivement rentrée à la maison, mais les stigmates de sa vie antérieure sont encore bien présents. Une conversation intime et candide sur les risques et les exaltations d'un métier jamais ordinaire.

« La liberté politique n’est pas un besoin fondamental, dans la mesure où nos véritables besoins sont satisfaits. » Entretien avec le professeur agrégé de science politique Jean-François Caron
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Puissances moyennes dans un monde brutal : « Si nous voulons ne pas avoir la guerre, il faut se faire respecter. Et pour se faire respecter, pour dissuader l’agresseur, il faut montrer qu’on est suffisamment fort. » Entretien avec Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France à Washington
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