Depuis sa plus tendre enfance, Esther Duflo aspire à changer le monde. Une manière de s'acquitter d'une dette; elle dit être venue au monde avec une « cuillère d'argent dans la bouche ». Un constat qui peut confiner à la mauvaise conscience. Elle aurait pu choisir d'étudier l'histoire, mais un séjour en Russie lui fait découvrir l'influence qu'exercent les économistes sur les politiciens. L'économie ce sera. À 29 ans, elle enseigne au prestigieux MIT, à 49 elle décroche, avec deux collègues, le Nobel. Une consécration, mais aussi un levier pour celle qui pense qu'il est parfaitement possible d'affecter le cours des choses avec les bonnes idées. Lutte à la pauvreté, présence accrue des femmes en politique, lutte aux changements climatiques, le programme d'Esther Duflo est vaste. Aux détracteurs cyniques, elle répond simplement qu'elle « cultive l'espoir ».

« La liberté politique n’est pas un besoin fondamental, dans la mesure où nos véritables besoins sont satisfaits. » Entretien avec le professeur agrégé de science politique Jean-François Caron
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Puissances moyennes dans un monde brutal : « Si nous voulons ne pas avoir la guerre, il faut se faire respecter. Et pour se faire respecter, pour dissuader l’agresseur, il faut montrer qu’on est suffisamment fort. » Entretien avec Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France à Washington
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