Au Mali, le 31 mars 2024 marquait le premier anniversaire de la Déclaration du 31 mars, un document signé par la quasi-totalité des partis politiques et organisations de la société civile malienne exigeant le retour à un régime démocratique après plus de quatre ans et demi de transition militaire. Aujourd’hui, cette exigence reste lettre morte. L’échéance prévue par les autorités elles-mêmes pour la fin de la transition, fixée au 26 mars 2024, a été dépassée sans qu’aucune date électorale ne soit annoncée.
Un an après l’appel de la classe politique et de la société civile pour un retour à l’ordre constitutionnel, aucune avancée concrète n’a été enregistrée au Mali, plongeant le pays dans une incertitude politique persistante.
Pour en parler, nous sommes en ligne avec l’analyste politique Idrissa Keita.