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Bourse: comment investir en période de guerre

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GESTIONNAIRES EN ACTION. Il faut avoir des nerfs d’acier pour ne pas dévier d’une stratégie d’investissement à long terme en période de guerre.

Selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, c’est malgré tout la meilleure réaction que les investisseurs devraient avoir.

«Il ne faut pas modifier notre portefeuille en nous basant sur les aléas économiques. En fait, il faut avoir un portefeuille qui répond à nos objectifs de placement à long terme et pas à court terme», dit-il.

Il rappelle par exemple que les marchés boursiers ont baissé de 20% dans les premiers mois suivant le début de la guerre en Ukraine en février 2022, mais que les indices américains se sont ensuite rapidement redressés de 50%.

«Si on remonte en 1991, les marchés boursiers avaient bien réagi à l’opération Tempête du désert en Irak«, dit-il, précisant que la Bourse avait progressé d’environ 20% pendant le conflit qui s’est étalé de la mi-janvier à la fin février.

 

L’or échoue dans son rôle de valeur refuge

Habituellement, lors des grands conflits armés, l’or et les métaux précieux jouent un rôle de valeur refuge, ce qui n’est pas le cas cette année.

«Le prix de l'or qui est en baisse de 25% depuis le début de l'invasion. On est donc loin de voir l'or jouer son rôle de valeur refuge depuis le début du conflit. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’on constate des anomalies sur les marchés en temps de guerre», philosophe-t-il.

Vincent Fournier rappelle que durant la Deuxième Guerre mondiale, qui s’est étalée de 1939 à 1945, les secteurs qui ont offert la meilleure performance ont été ceux de l’impression (926%) et de la bière et des alcools (723%).

«On aurait pu s’attendre à ce que les secteurs de l’acier, de la construction et de la fabrication soient ceux qui profitent le plus du conflit, mais ce n’est pas ce qui s’est produit», raconte-t-il.

Le S&P/TSX performe moins bien que le S&P 500

Une autre anomalie que l’on constate est que l’indice canadien S&P/TSX a reculé de 7,6% depuis le début de la guerre en Iran, malgré le fait qu’il soit plus concentré dans le secteur de l’énergie que le S&P 500, qui a subi un recul de seulement 4,4% durant la même période.

«Tout cela malgré le fait que le prix du pétrole a progressé de 50% depuis la fin février. À court terme, les marchés peuvent se comporter bizarrement. Toutefois, à long terme, on va avoir de bons rendements», dit-il.

Comment arriver garder la tête froide?

Vincent Fournier soutient que la réalité de la guerre peut être très stressante pour de nombreux individus. Toutefois, selon lui, l'investisseur, doit absolument regarder loin devant, rappelant que le rendement annuel moyen du S&P 500 est de 11,55% depuis 50 ans.

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