Éric Duhaime aborde cette nouvelle campagne électorale sous un jour inédit. Plus assuré qu'en 2022, où il admet avoir été « un chef débutant », le leader conservateur se montre prêt, aguerri... et lucide. Malgré la confiance retrouvée qu'il affiche, il le reconnaît d'emblée : il ne sera pas le prochain premier ministre du Québec.
Ce renoncement au pouvoir suprême ne l'empêche pas de vouloir secouer le paysage politique. Derrière le chef résolu qui prône « Oser pour vrai », la réduction de l'État et un marché libéré, se dévoile un homme profondément marqué. Son passage en Irak, qui lui laisse encore aujourd'hui un choc post-traumatique et des insomnies tenaces, éclaire d'une lumière intime ses réflexions sur la vulnérabilité et la résilience.
De sa charge contre le bilan de la CAQ et le « fédéralisme toxique » d'Ottawa à sa lecture des tensions dans l'Ouest canadien, Éric Duhaime fait sauter la langue de bois. Un entretien sans filtre avec un chef qui a appris de ses erreurs et choisit de jouer cartes sur table.

Ruba Ghazal : La gauche ne doit pas avoir peur de l’argent !
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